L'éphébie militaire à l'époque d'Aristote


Les jeunes gens sont inscrits au nombre des démotes à l'âge de dix-huit ans [...] Cela fait, le Conseil soumet les inscrits à un examen, et s'il décide que l'un d'eux n'a pas atteint l'âge de dix-huit ans, il met à l'amende les démotes qui l'ont inscrit.

Après que les éphèbes ont subi cet examen, leurs pères se réunissent par tribus et, après avoir prêté serment, élisent, parmi les membres de la tribu âgés de plus de quarante ans, les trois citoyens qu'ils jugent les plus honorables et les mieux faits pour prendre soin des éphèbes. [...] Ces chefs après avoir réuni les éphèbes, commencent par faire avec eux la tournée des sanctuaires, puis se rendent au Pirée où ils tiennent garnison [...].

Le peuple nomme encore à main levée deux instructeurs(pédotribes) et des maîtres speciaux qui leur apprennent à combattre comme hoplites, à titer de l'arc, à lancer le javelot, à manoeuvrer la catapulte [...]. Ils passent ainsi la première annnée de l'éphèbie. La seconde année, une assemblée du peuple est tenue au théâtre et les éphèbes y sont passés en revue pour les manoeuvres de compagnie.

Ils reçoivent alors de l'état un bouclier rond et une lance, font des marches militaires dans le pays et tiennent garnison dans les forts. Pendant ces deux années de garnison, ils portent une chamyde et sont exempts de toute charge[...].

A l'expiration des deux années ils sont désormais confondus avec les autres citoyens.

Aristote, Constitution d'Athènes, XLII.


Le passage à l'âge adulte