Cadavre livré aux chiens


C'est le plus grand outrage que peut causer Achille à Hector et le seul qui lui paraisse suffisant pour venger la mort de Patrocle. Hector expirant fait appel en vain à sa pitié :

" Je t'en supplie, par ta vie, par tes genoux, par tes parents, ne laisse pas les chiens me dévorer près des nefs achéennes; accepte bronze et or à ta suffisance ; accepte les présents que t'offriront mon père et ma digne mère ; rends- leur mon corps à ramener chez moi, afin que les Troyens et femmes des Troyens au mort que je serai donnent sa part de feu."

Achille reste inflexible :

"Non, chien, ne me supplie ni par mes genoux ni par mes parents.[...]Nul n'écartera les chiens de ta tête, quand même on m'amènerait, on me péserait ici dix ou vingt fois ta rançon [...]".

Homère, Iliade, XXII,v.338-343 et v.345-350


La Mort