Silvanus


Les cultivateurs d'autrefois, vaillants et contents de peu, après avoir engrangé le blé, délassaient, aux jours de fête, leur corps et leur esprit, que soutenait dans leurs fatigues l'espoir d'en finir. Avec les compagnons de leurs travaux, enfants et fidèle épouse, ils offraient un porc à la Terre, du lait à Silvain, des fleurs et du vin au Génie qui n'oublie pas la brièveté de la vie. A la faveur de cette coutume naquit la licence fescennine, déversant en vers alternés de rustique injures.

Horace, Epîtres, II, I, v.139-146


le culte public