Les Lupercalia

Ils (=les Luperques) égorgent des chèvres, puis on leur amène deux jeunes garçons de famille noble (1) : les uns leur tondent le front avec un couteau ensanglanté, et d'autres le leur essuient aussitôt en le frottant avec de la laine imbibée de lait.

Plutarque, Questions romaines, 21, 6

Ensuite, ils découpent les peaux de chèvres en lanières et courent à travers la ville, mais, avec un simple pagne, et frappent avec ces lanières ceux qui sont sur leur passage. Les femmes en âge d'être mères n'évitent pas leurs coups, parce qu'elles pensent qu'ils sont favorables à l'accouchement et à la grossesse.

Plutarque, Questions Romaines, 21, 7

(1) Si, au moins dans les débuts, les sacerdoces étaient tous prestigieux, et certains réservés aux citoyens de rang sénatorial, peu à peu il y a eu érosion : les Luperques ont été recrutés parmi les grandes familles romaines, puis parmi les chevaliers, et, sous l'Empire, on est même allé puiser dans la masse des affranchis ! Ce discrédit de l'appartenance aux Luperques se voit très bien aussi dans le fait que, en 56 av. J.C., les adversaires de Caelius se sont servis de sa qualité de Luperque pour le rabaisser aux yeux de l'opinion.


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