Conclusion

Entre les premières huttes construites sur la colline du Palatin et la fin de l'Empire romain d'Occident (476), Rome s'est donc considérablement transformée au cours de ces quinze siècles ; d'abord éparpillée en villages sur les sept collines situées sur la rive gauche du Tibre, elle reçut une enceinte de 11,5 kms de pierre sous Servius Tullius. Cette enceinte, démantelée au début de la République, fut reconstruite après l'invasion gauloise de 390 avant J.-C. et percée de seize portes. Mais la ville elle-même, après cette invasion, fut reconstruite en désordre, même si elle était divisée en quatre régions. Sous Auguste, la ville, très agrandie (près d'un million d'habitants et plus encore par la suite) et ayant débordé l'enceinte de Servius Tullius, fut divisée en quatorze arrondissements ; dix d'entre eux furent détruits par l'incendie qui ravagea la ville sous Néron. Les empereurs Flaviens (Vespasien, Titus et Domitien) percèrent de vastes avenues et multiplièrent les aqueducs. Au 3e siècle après la menace qu'avaient présentée les Alamans, écrasés non sans mal à Pavie (271) l'empereur Aurélien commença à faire construire une nouvelle enceinte, d'environ 19 kms, percée de dix-neuf portes, renforcée tous les trente mètres par une tour quadrangulaire de 20 mètres de hauteur. Cette enceinte est encore visible en partie aujourd'hui.
Ainsi a grandi, s'est transformée et embellie la capitale de l'Italie et quiconque rencontre dans la Rome moderne les nombreux vestiges de la ville antique demeure toujours frappé par la grandeur de ces constructions et l'audace de l'urbanisme romain.


Rome