Les origines de la science grecque



La science grecque doit beaucoup à la science orientale qui l'a précédée de plusieurs siècles. L'Egypte, la Phénicie, l'Inde et la Chine ont vu la naissance et l'essor des sciences. Mais ces sciences reposaient sur l'expérience concrète plus que sur une réflexion abstraite sur le rôle, la structure de la science ou les causes des phénomènes.
Les procédés de calcul arithmétique, les mesures géométriques, l'astrologie (non séparée alors de l'astronomie) restaient des faits d'expérience pratique (HERODOTE, Histoires) et n'étaient pas codifiés en règles précises.
C'est en Ionie, mais aussi en Italie du Sud (villes de Crotone et d'Elée) et en Sicile (Syracuse) que la science proprement grecque prend naissance. Elle se donne tout d'abord, elle aussi, un but pratique : ainsi vers 600 avant J.C. Thalès (de Milet) s'occupe des météores pour aider à la navigation ; mais en même temps il s'efforce de comprendre les raisons des phénomènes et cette attitude sera désormais celle de la science grecque (HIPPOCRATE, Loi).
Les premiers savants grecs se sont donc moins souciés, en général, des applications pratiques immédiates que de la compréhension rationnelle des phénomènes scientifiques.
Ils découvrent, par exemple, en géométrie un certain nombre de règles à partir des nécessités de l'architecture (construction des temples) ; ainsi, entre autres, le "théorème" de Pythagore. Celui-ci, né à Samos, en Ionie, au VIème siècle, mais bientôt fixé à Crotone, crée une communauté de savants qui se passionnent pour la géométrie en dehors de tout souci d'utilité pratique, mais aussi pour les nombres, auxquels ils donnent une valeur symbolique.
Dès cette époque, plusieurs théorèmes de géométrie plane étaient prouvés avec les mêmes raisonnements qu'aujourd'hui et nombre de mots utilisés encore en géométrie sont ceux-là mêmes que les Grecs ont inventés (hypoténuse, isocèle, polygone, ...)


LA SCIENCE GRECQUE