A propos du "mal sacré"


(c'est-à-dire de l'épilepsie)

La maladie dite sacrée ne me paraît avoir rien de plus divin ni de plus sacré que les autres. Sa nature est la même. Les hommes lui ont donné d'abord une origine et une cause divine par ignorance. [...] Ils ont ensuite persévéré à lui attacher quelque idée de divinité faute de savoir en démêler la nature. [...]
Je regarde ceux qui ont sanctifié l'épilepsie comme des gens de la même espèce que les mages, les enchanteurs [...] tous gens qui veulent faire croire qu'ils sont très pieux. Ils ont jeté le manteau de la divinité sur l'impuissance où ils sont de procurer quelque chose d'utile à leurs malades. [...] Pour moi, je pense que le corps de l'homme n'est pas souillé par la divinité, ce qu'il y a de périssable par ce qu'il y a de plus pur.

HIPPOCRATE, Du mal sacré, 1, 4.


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