Les fleuves

Nous avons cité quelques noms de fleuves qui délimitent ou traversent la Scythie. Nombreux sont aussi leurs affluents. Quelques passages permettent de comprendre le rôle considérable qu'ils ont joué dans la vie des Scythes.

L'Istros (= le Danube), qui est le plus important de tous les fleuves que nous connaissons, coule toujours égal à lui-même, été comme hiver ; le premier du côté du Couchant des fleuves de la Scythie, s'il n'est pas le plus important de tous, c'est pour cette raison : d'autres fleuves aussi viennent s'y jeter (grâce au régime des pluies et à la fonte des neiges, " l'Istros se montre toujours égal").

Hérodote, Histoires, IV, 48-50 passim

Le quatrième fleuve est le Borysthène (= le Dniepr) ; après l'Istros, c'est le plus important de ces fleuves, et, à mon sens, celui qui fournit le plus de ressources, non seulement parmi les fleuves de Scythie, mais aussi tous les autres, le Nil d'Égypte excepté ; car avec ce dernier, on ne saurait comparer aucun fleuve ; mais, parmi tous les autres, c'est le Borysthène qui procure le plus de ressources : il donne de très beaux pâturages, d'un excellent rapport pour le bétail, des poissons de qualité supérieure et en très grande quantité, son eau est très agréable à boire, il coule limpide près de fleuves limoneux ; les ensemencements sur ses bords, réussissent fort bien, et l'herbe, là où on ne sème pas, pousse très haute ; le sel, à son embouchure, se cristallise de lui-même, en masse ; il fournit pour la salaison de très gros poissons sans arêtes, qu'on appelle antakées (=les esturgeons) et beaucoup d'autres choses agréables [...].

Hérodote, Histoires, IV, 53

À l'origine de son cours (il s'agit du Tanaïs = le Don), il sort d'un grand lac, et il débouche dans un autre encore plus grand, appelé Maiotis, qui forme la limite entre les Scythes royaux et les Sauromates. Dans ce Tanaïs se jette un autre fleuve, nommé Hyrgis (=le Donetz).

Hérodote, Histoires, IV, 57


Le pays des Scythes