Le vêtement des femmes

reconstitué à partir des restes trouvés dans la tombe de la prêtresse altaïque

La jeune femme était habillée d'une chemise en soie tirant sur le jaune et d'une longue jupe de laine rouge et blanche, parfaitement conservées. La chemise en soie de Chine est une rareté extraordinaire et signifie la richesse pour les habitants de Pazyryk de l'Altaï. La soie lui est parvenue au moyen d'un troc difficile, et coûta très cher. La chemise a été cousue par les mains des femmes de Pazyryk, son patron est local. Des articles de tissu laineux identique ont également été découverts en 1947 dans le deuxième kourgane de Pazyryk. La jupe longue et large de production locale, a été cousue à partir de trois pans de tissus (deux rouges et un blanc). Elle était attachée à l'aide d'une ceinture nouée en laine tressée terminée par des glands. D'autre part, les jambes de la jeune femme étaient parées de longs bas de feutre blanc, ornés sur les côtés extérieurs d'appliques de feutre rouge.
Il s'agissait d'un ensemble de vêtements à la fois funéraires et d'apparat. L'usure de la chemise (certains endroits ont été recousus) permet de dire que la femme en a eu l'usage tout au long de sa vie et qu'elle y était attachée. En ce qui concerne les modèles des habits, il faut reconnaître leur caractère ordinaire pour les femmes de Pazyryk, qui portaient une jupe, une chemise et de longs pantalons-bas de feutre. Chez les nomades, les habits des pauvres et des riches se distinguent uniquement par la qualité du tissu.

Natalia Polosmak, La prêtresse altaïque (traduit du russe par Sophie Legrand)
In Tombes gelées de Sibérie, Dossier d'Archéologie N 212


L'habillement et l'armement