l'endocannibalisme

Certains peuples nomades pratiquent l'endocannibalisme (les Issédons et les Massagètes).

Les Issédons, dit-on, ont les coutumes que voici. Quand un homme a perdu son père, tous les parents amènent du bétail, qu'ils immolent et dont ils découpent les chairs ; puis ils découpent aussi le cadavre du père de leur hôte, mélangent toutes les chairs et en font un banquet.

Hérodote, Histoires, IV, 26

Il n'y a pas chez eux (=les Massagètes) de limite fixée à l'avance à la vie ; mais, quand un Massagète est devenu très vieux, ses parents se rassemblent tous, l'immolent, immolent avec lui du bétail, font cuire les chairs et s'en régalent. Cette fin est tenue par eux pour la plus heureuse ; si quelqu'un meurt de maladie, ils ne le mangent pas, mais l'enfouissent dans la terre, et estiment que c'est pour lui un malheur de n'avoir pas atteint l'âge d'être immolé.

Hérodote, Histoires, I 216


Les rites funéraires