les dieux eux-mêmes ruinent Troie


Vénus s'adresse à son fils Enée :

" Ouvre les yeux. [...] Ici, c'est Neptune, dont le large trident secoue les murs, en ébranle les fondements, fait sauter la ville entière de ses profondes assises. Là, au premier rang, la cruelle Junon occupe les Portes Scées (= portes de Troie) et, furieuse, le glaive à la ceinture, appelle de leurs vaisseaux les troupes de ses alliés (= les Grecs).

Tourne la tête : sur le haut de la citadelle [...] Pallas s'est posée, splendide dans son nuage et farouche avec sa Gorgone. Le père des dieux lui-même anime l'ardeur et les forces victorieuses des Grecs ; il lance lui-même les dieux contre les armes dardaniennes (= troyennes). Hâte-toi de fuir, mon fils. "

VIRGILE, Enéide, II, v. 608-619


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