Un empereur joueur acharné

Sa réputation de joueur ne l'effraya en aucune façon et il continua de jouer, sans le moindre mystère, afin de se divertir jusque dans sa vieillesse. [...] La chose est incontestable car, dans une lettre autographe, il écrit : «J'ai dîné, mon cher Tibère, avec les mêmes personnes ; [...] durant le repas, nous avons joué comme des vieillards, soit hier soit aujourd'hui ; on jetait les dés et, chaque fois que l'un d'entre nous amenait le coup du chien ou le six, il ajoutait aux enjeux un denier par dé, et celui qui faisait le coup de Vénus ramassait tout.»

Suétone, Auguste, LXXI



Vénus