Le vêtement féminin


La coiffure

Les chaussures

Fards et onguents

Les bijoux

Le vêtement de dessous est la tunique, composée de deux pièces de laine cousues, ménageant des passages pour la tête et pour les bras. Elle est resserrée à la taille par une ceinture qui la fait blouser. Cette tunique est assez longue et peut descendre jusqu'aux talons (tunica talaris). En guise de soutien-gorge la femme porte sur la tunique (et non directement sur la peau) une écharpe roulée en un cordon long et partout de même épaisseur, serrée sous la poitrine, appelée strophium. (Catulle, Poésies)

Sur la tunique la femme porte une stola parfois bordée de pourpre et brodée dans le bas. Cette stola est drapée autour des épaules, ramenée un peu au-dessus de la taille et un pan est porté sur l'avant-bras gauche.

Quand elle sort, la femme drape sur la stola une palla, sorte de très grand châle couvrant les épaules et descendant jusqu'à la taille. En public, ou pour se protéger du soleil, elle peut ramener sur sa tête un pan de la palla.

Ces vêtements de dessus sont souvent en cotonnades (venues des Indes) mais vers la fin de la République vient la mode des vêtements en soie car la soie se prête facilement à toutes les teintures (Ovide, L'art d'aimer) C'est une importation fort coûteuse pour le Trésor public car la soie, à l'état brut, est transportée du pays des Sères (Chinois du Nord) à travers le pays des Parthes (Babylonie et vallée de l'Euphrate) jusqu'en Syrie, où elle est dévidée et tissée par des ouvrières des ateliers de Damas ou de l'île de Chio (rarement à Rome au début). On fabrique avec cette soie des tuniques si légères qu'elles dévêtent plutôt qu'elles n'habillent, disent les moralistes.

La coiffure

Sous la République les femmes sont coiffées avec une raie au milieu de la tête et nouent leurs cheveux en chignon ; elles peuvent aussi encadrer leur visage de nattes torsadées (à la manière étrusque). Sous le Haut-Empire, la manière de se coiffer change : le chignon est toujours là mais le front s'orne d'une mèche de cheveux roulés en bourrelet ; plus tard encore, sous les Flaviens, les femmes portent sur la tête un énorme échafaudage de boucles tenues par des épingles ou un diadème. Il va sans dire que les Romaines choisissent dans la mode la coiffure qui leur sied le mieux (Ovide, L'art d'aimer) et qu'elles corrigent la nature par l'usage de postiches, de perruques ou de teintures...Elles sont aidées en cela par la servante ornatrix qui coiffe, épile et farde sa maîtresse, laquelle maltraite bien souvent sa servante lorsque le résultat final n'est pas tout à fait conforme à ses vux (Juvénal, Satires et Martial, Épigrammes).

Pour sortir, les femmes portent souvent un voile sur la tête et s'abritent sous une ombrelle. Leur couvre-chef peut être une mitra (ou mitella), sorte d'écharpe munie à ses deux extrémités de cordons servant à la nouer. Les femmes âgées ou les personnes de santé délicate portent un palliolum, pièce d'étoffe carrée pliée en deux et ajustée sur la tête comme un voile ou un bonnet. Enfin existait le reticulum, sorte de résille qui enfermait les cheveux.

Les chaussures

Le sandalium, chaussure réservée aux femmes, est une sorte de mule sans talon. À la maison, c'est le soccus, semblable à une pantoufle et couvrant complètement le pied, que l'on porte habituellement.

Fards et onguents

Ils furent d'abord réservés aux femmes de petite vertu mais, très vite, toutes les femmes romaines les utilisèrent : fard pour les joues, les cils, le tour des yeux. Tous ces fards sont contenus dans des petits flacons appelés de divers noms, tels que "pyxides", "alabastres", etc. ; là encore, ces produits, importés, coûtent très cher au Trésor public.

Les bijoux

Les Romaines en ont toujours porté imitant en cela les femmes étrusques (les tombes d'Étrurie nous en ont livré de magnifiques) ; elles aiment les pierres précieuses et surtout les perles (encore une importation coûteuse ! ) et exigent des bijoux de plus en plus précieux : diadèmes, boucles d'oreilles, colliers, pendentifs, bracelets (aux bras et aux jambes) (Pétrone, Satiricon).

   

toilette et vêtement

La vie dans la cité et hors de la cité

Musée Vivant de l'Antiquité