Le vêtement masculin


Les chaussures

La coiffure

Le vêtement de base est, pour les hommes aussi, la tunique ; elle a la même coupe que celle des femmes mais elle est un peu moins large et plus courte (elle s'arrête aux mollets). À la maison, à la campagne, l'homme ne porte que la tunique sur un subligaculum (sorte de pagne)

Il y a deux tuniques spéciales : a) tunica lato clauo (laticlave) (Suétone, Vie des douze Césars) portant deux bandes pourpres verticales, larges pour les sénateurs, étroites pour les chevaliers (angustus clauus) - b) la tunique brodée (palmata) portée exceptionnellement (pour les triomphes, par exemple). Les gens humbles, comme les esclaves, sortent en tunique et portent souvent l'exomis qui couvre seulement l'épaule gauche et laisse la plus grande partie du buste dégagée ; c'est souvent un vêtement de travail.

Selon la saison, on peut porter deux tuniques (ou plus) superposées. (Suétone, Vies des douze Césars)

Quand il sort, le Romain porte la toge (du verbe tegere = couvrir). Ce vêtement vient des Étrusques et symbolise la dignité du citoyen (Tite-Live, Histoires ). C'est une pièce en laine, d'abord rectangulaire, puis semi-circulaire (allant parfois jusqu'à six mètres de diamètre ! ). La draper avec élégance représente une opération longue et délicate. (Macrobe, Saturnales) Elle est de couleur blanche mais jaune pour les augures. Le candidat à une élection porte une toge blanchie à la craie (candida). Sous l'empire apparaît la mode des toges de couleur.

Les différentes sortes de toges sont les suivantes :

-la toga prætexta : elle est bordée d'une bande de pourpre et est portée par les enfants jusqu'à l'âge de seize ans et par les magistrats lors des cérémonies officielles.

- la toga picta (ou palmata) : toge pourpre brodée d'or, pour le général vainqueur qui a obtenu les honneurs du triomphe.

Dès le 1er siècle ap. J.-C., la toge, jugée trop encombrante et trop lourde, laisse la place au pallium importé de Grèce, grande pièce d'étoffe rectangulaire dans laquelle on se drape. Il existe aussi la lacerna, venue de Gaule, plus courte que le pallium, (Cicéron, De Oratore) sorte de cape arrondie retenue par une fibule(Martial, Épigrammes). Enfin, la pænula, (Suétone, Vies des douze Césars) sans manches, avec capuchon, joue le rôle d'une cape imperméable.

Les soldats portent le sagum sur la tunique ; c'est une sorte de casaque ouverte devant et dont on rejette les deux pans en arrière ; quant au paludamentum, il a la même forme, mais en plus large, est de couleur rouge et est réservé au général en chef.

Les chaussures

Les calcei sont des bottines blanches ; les sénateurs ayant exercé une magistrature curule portent des calcei patricii, en cuir rouge, ornés d'un croissant ; les autres sénateurs portent des calcei senatorii, en cuir noir. Les hommes portent également les soleæ (sandales) ou les crepidæ, constituées d'une semelle épaisse bordée d'une bande de cuir étroite sur laquelle se fixent des œillets dans lesquels on passe une lanière ; chaussures grecques à l'origine, elles furent adoptées ensuite par les Romains. À la maison les hommes portent, comme les femmes, des socci. Les soldats, eux, portent des "godillots" (caligulæ). (Tacite Annales)

La coiffure

Les hommes portent les cheveux courts ; les élégants se font friser au fer par le tonsor qui rase également la barbe (depuis le 2ème siècle av. J.-C. les Romains se veulent rasés de près ; après l'empereur Hadrien [2ème siècle après J.-C.], ils reviendront à la barbe). Ceux qui commencent à perdre leurs cheveux recourent à divers subterfuges...(Suétone, Vies des douze Césars et Martial, Épigrammes). On sort généralement nu-tête ; les affranchis portent le pileus, bonnet conique en feutre, symbole de la liberté individuelle. En voyage, on porte le cucullus (sorte de grand capuchon).

L'influence extérieure (Gaule, Orient) a pu amener certains parvenus à porter des bijoux ou des vêtements voyants. (Pétrone, Satiricon et Martial, Épigrammes). Mais l'élégance véritable réside dans la sobriété (Ovide, L'art d'aimer).

 

toilette et vêtement

La vie dans la cité et hors de la cité

Musée Vivant de l'Antiquité