Érichthonios

ION — Par les dieux ! c'est donc vrai ce que disent les gens ?
CRÉUSE — Pourquoi ta question ? Que veux-tu donc apprendre ?
ION — Ton aïeul n'est-il pas issu du sol lui-même ?
CRÉUSE — Érichthonios ? Oui. Mais que me sert ma race ?
ION — N'est-ce point Athéna qui le reçut du sol ?
CRÉUSE — Oui, dans ses bras de vierge, et sans l'avoir conçu...
ION — Et le donna, comme on voit dans les peintures...
CRÉUSE — Aux filles de Cécrops, caché à tous les yeux...
ION — Elles ouvrirent le panier de la déesse...
CRÉUSE — Oui : mais aussi leur mort ensanglanta les roches.

Euripide, Ion, v. 265-274.


La fille de Zeus, autrefois, avait mis, comme gardes du corps deux serpents aux côtés de ce fils de la terre, et l'avait confié aux vierges Aglaurides. De là vient la coutume, au peuple d'Érechthée de faire, à ses enfants, porter des serpents d'or.

ibid. v. 21-26.


HÉPHAÏSTOS